Lundi 9 Avril 2007
La disparition des certitudes
Par prixinter, Lundi 9 Avril 2007 à 10:31 GMT+2 dans La Disparition de Richard Taylor d'Arnaud Cathrine
Dites-donc, pas franchement encourageante, La Disparition de Richard Taylor... Signe des temps, où je perçois comme une lecture romanesque des chiffres de divorce en augmentation constante. Signe d'une société qui se désagrège et se recompose différemment. Peut-être. Si on veut. En tout cas, Après Hommes entre eux (Dubois), on se retrouve éparpillé entre tous ces hommes qui quittent leur femme, des femmes qui vivent sans homme, ou qui ne peuvent plus, ou qui ne veulent plus, des fils sans père dragué par des femmes perdues, dans une ambiance délétère de solitude assassine. Si ça vaut le coup de vivre sa vie (Ferré)? La seule question philosophique qui mérite d'être posée et la suivante: la vie vaut-elle d'être vécue (Camus)? On est au milieu du tragique, de l'absurde, de l'arbitraire, de la rupture, de l'abandon, de la décision lâche-courageuse et puis tout de même, ça pétille partout de désir et de vie, d'amitié et d'émotion, le tout pas abouti, toujours frustré, pas vraiment sorti du corps, rentré rentré, avec quelques sorties qui soulignent l'espoir enfoui. Un puzzle humain autour d'un être perdu dont l'errance invisible fédère les récits-nouvelles. Un fantôme, lourd à porter, allégorie de la disparition des certitudes. Ensemble c'est tout, dit Gavalda. Séparé de soi, c'est pas mieux, répond Cathrine.





