Résultats des délibérations à Poillé sur vègre (72)


La photo (il manque christine qui prend la photo !)
 

 Voici les résultats complet du prix du Verbe Etre :

 Rappel des règles de calcul

=> Chaque lecteur donnait ses trois premiers choix : le premier obtenait 3 pts, le deuxième 2 pts et le troisième 1 pt

 Au final c'est  :

 

      qui l'emporte 

 

 Livre 
 Points  Classement
  •  Ouest de  François Vallejo
 44 1
  •  Les Falsificateurs d'Antoine Bello
 33 2
  •  Hommes entre eux de Jean-Paul Dubois
 29 3
  •  Un roman russe d'Emmanuel Carrère
 19 4
  •  La disparition de Richard Taylor de Arnaud Catherine
 14 5
  •  Fils unique de Stéphane Audeguy
 11 6
  •  Jeune Fille d'Anne Wiazemsky
 5 7
  •  L'amant en culotte courte de Alain Fleisher
 4 8
  •  Le dernier monde de Céline Minard
 3 9
  •  L'explosion de la durite de Jean Rolin
 0 10

 

PS : Merci à l'organisatrice (Nadège) , à la logisticienne (Murielle) mais aussi à tous les participants

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Le Chasseur ....

J'ai lu ce roman en 2 jours. Je l'ai donc bien aimé autant par son écriture que pas son histoire et l'opposition des différentes personnalités principalement masculines de ce livre. L'auteur décrit bien ses personnages surtout leur psychologie.

Le contraste entre nos températures actuelles et l'hiver de North Bay ou se déroule une grande partie du livre  est saisissant et m'a donc éloigné de mon train-train dès que j'ouvrai ce livre.  Je pense que je vais rechercher les autres romans de  JP  DUBOIS.

Bonne lecture, dans l'attente d'échanger sur ce roman captivant et troublant....

 Olivier 

 

 

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Mors la main qui te nourrit

L'histoire ma passionnée, c'etait mon premier livre (et premier article): l'éducation sociale du garde-chasse par son maitre républicain.Le tout se deroule au milieu du XIXème siecle dans la campagne Sarthoise ou Mayennaise (enfin à l'ouest pour les parisiens). Ca se lit bien, chaque page donne envie d'avancer dans l'histoire mais je ne vais pas vous raconter la fin. A lire plus tard: "Histoire d'un crime" de V.HUGO pour les reference au coup d'etat de Louis-Napoleon et à VH.

Pour l'instant c'est le seul qui merite le podium , il en reste encore six à lire: j'y retourne pour de nouvelles aventures...

Steph.

 

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L'ombre, la lumière

Voilà un livre que j'ai lu très facilement, que j'ai trouvé émouvant dans sa façon de décrire l'avant et l'après d'une rencontre avec le cinéma, avec un réalisateur, avec un autre monde. Je l'ai débuté sans beaucoup d'entrain, et puis la scène de la première audition a été le déclic. Je l'ai relue (p 32 et s) : c'est bien ça, l'ombre (son deuil, son mal être dans sa famille), puis la lumière (iréelle, l'espoir, la naïveté de la jeunesse, la soif de découvrir), lui dans la lumière, elle qui y entre, sans avoir peur, remplie naturellement de tout ce qu'il faut pour réussir (comme quand on a la tête bien pleine avant un oral, un entretien, sauf que pour elle, c'est inné !), mais sans qu'elle le sache ... très beau. Ensuite, on la sent constamment baignée dans cette lumière, comme si elle était irradiée en permanence, presqu'aveuglée aussi ?

J'aime sa résistance face à un homme qui se comporte de façon équivoque : et puis le relâchement dans leur relation, gagnée par une confiance mutuelle.

Un autre passage, très beau, p 162, illustre bien aussi un aspect essentiel, sans doute l'essentiel dans tout ça : un extrait d'un article de F Mauriac au sujet de R Bresson, de sa méthode pour "pétrir" un acteur, "le faire [devenir] un autre tout en demeurant lui-même", en faire "affleurer" l'âme ...
Cette emprise terrible de Bresson, limite malsaine, mais semble-t-il indispensable pour lui, étouffante, mais bénéfique pour qui ne s'y perdra pas ? Et à la fin du tournage : la cage s'ouvre, l'acteur reprend sa liberté, marqué d'un sceau ?

J'adore la scène avec sa mère, quand elle lui apprend qu'elle "a changé" : complet décalage, difficulté aussi à tourner la page de l'enfance, ou du moins à comprendre que celle-ci ne se tourne jamais tout à fait, en tout cas pas aussi vite, et surtout pas aux yeux de sa mère !

Pour conclure ce soir, un livre que j'aurais plaisir à relire (ce qui m'arrive très rarement), donc à placer sûrement dans mes préférés de la série 2007 ...

CRI


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Ombres ou Lumières ?

C'est un livre que j'ai lu sans beaucoup d'entrain (surtout au début, mais les transitions d'un livre à l'autre sont parfois un peu difficiles ...), dans sa première moitié, puis je m'y suis finalement bien attachée.

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Aller ... Retour

C'est parti : j'enchaîne de suite avec mon 2è commentaire

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Le fin mot de l'histoire ...

Bon, alors, je commence cet exercice un peu douloureux : livrer ma 1ère fiche de lecture (!!) du deuxième livre qui m'a été attibué pour ce prix 2007 ! Après une petite appréhension (défi des 500 pages : gloups !), une entrée en matière facilitée car le sujet de départ me parle bien, et puis je suis vraiment rentrée dans ce "scénario" tête baissée (pression du mercredi aidant un peu tout de même !!).

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La disparition des certitudes

Dites-donc, pas franchement encourageante, La Disparition de Richard Taylor... Signe des temps, où je perçois comme une lecture romanesque des chiffres de divorce en augmentation constante. Signe d'une société qui se désagrège et se recompose différemment. Peut-être. Si on veut. En tout cas, Après Hommes entre eux (Dubois), on se retrouve éparpillé entre tous ces hommes qui quittent leur femme, des femmes qui vivent sans homme, ou qui ne peuvent plus, ou qui ne veulent plus, des fils sans père dragué par des femmes perdues, dans une ambiance délétère de solitude assassine. Si ça vaut le coup de vivre sa vie (Ferré)? La seule question philosophique qui mérite d'être posée et la suivante: la vie vaut-elle d'être vécue (Camus)? On est au milieu du tragique, de l'absurde, de l'arbitraire, de la rupture, de l'abandon, de la décision lâche-courageuse et puis tout de même, ça pétille partout de désir et de vie, d'amitié et d'émotion, le tout pas abouti, toujours frustré, pas vraiment sorti du corps, rentré rentré, avec quelques sorties qui soulignent l'espoir enfoui. Un puzzle humain autour d'un être perdu dont l'errance invisible fédère les récits-nouvelles. Un fantôme, lourd à porter, allégorie de la disparition des certitudes. Ensemble c'est tout, dit Gavalda. Séparé de soi, c'est pas mieux, répond Cathrine.

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Hommes entre eux de Jean-Paul Dubois

Pris tout de suite par le récit, efficace, brutal, rapide, avec symbole (un peu appuyé) à chaque page, un faux air de Paasillina (Le Lièvre de Vatanen), un élan narratif qui me rappelle je ne sais pourquoi L'Or de Cendrars...Des affrontements masculins de tous ordres, dans une forme de désarroi général où la femme aimée est un peu le Graal de tous ces (plus ou moins) preux chevaliers. Lu d'une traite ou presque, avec l'oeil avide de la page suivante. Le final est suprenant mais / et parfaitement logique, de cette logique des tragédies grecques ou de certains romans policiers. [Luc]

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Liste des oeuvres du Prix Inter

Fils unique de Stéphane Audeguy, Gallimard

Les falsificateurs de Antoine Bello, Gallimard

Un Roman russe de Emmanuel Carrère, POL

La Disparition de Richard Taylor de Arnaud Cathrine, Verticales

Hommes entre eux de Jean-Paul Dubois, L'Olivier

L’Amant en culottes courtes de Alain Fleischer, Seuil

Le dernier monde de Céline Minard, Denoël

L’Explosion de la durite de Jean Rolin, POL

Ouest de François Vallejo, Viviane Hamy

Jeune Fille de Anne Wiazemsky, Gallimard

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Jeune Fille d'Anne Wiazemsky (Terminé)

Bonjour, Je viens de terminer mon premier livre de la sélection 2007. La lecture est aisée, facile et plaisante.  Même si cela parle d'une adolescente qui va se découvrir ou plûtot se transformer en jeune fille, on se reconnait en tant que jeune homme à travers cette insouciance, cette liberté, cet esprit rebelle tout en étant modelable et assez naïf (bref  on se sent rajeunir  lors de la lecture)TITRE_IMAGE

Ce livre traite donc des relations qu'entretien le réalisateur (Robert BRESSON que je ne connaissait pas avant bien qu'amateur de cinéma ; je reconnais mon ignorance !!) avec l'héroïne narratrice Anne Wiazemsky.

C'est un roman autobiographique qui laisse inaugurer une suite car elle poursuivra ce métier d'actrice avec d'illustre réalisateur (GODARD, ENRICO, DEVILLE, TECHINE,....). Elle est comédienne, écrivaine et réalisatrice (depuis peu) et signe là son neuvième roman.

J'ai retrouvé sur le net l'affiche du Film "Au hasard Baltazar"

                                                                                                                                  

et même un extrait sur You tube

Vous pourrez y trouver également un extrait

d'une interview du réalisateur "

Bon je vais pouvoir relire certains passages et faire mon dessin promis à Luc
(en l'honneur de l'anniversaire (1 an) de son Blog) avant de passer ce livre témoin à Fabrice.

                                                                                                                    Olivier

 

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L'Amant en culottes courtes - P.138

ça se lit pas trop difficilement, dans le ressassement et l'attente infiinie de la première deuxième fois. C'est très proche du réel mais un peu pâtissier, c'est structuré comme une pièce montée pas trop sucrée, avec ce qu'il faut de friandise intellectuelle et sensuelle. Tout est doux chez Fleischer.

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L'Amant en culottes courtes - Page 94

Jamais lu Fleischer. Connais pas. Mais je m'y jette avec plaisir et gourmandise, sous la pression pas refusable du mercredi prochain. Faut lire. Pour parler, et transmettre. C'est comme ça. Règles du jeu. Que le bouquin ne reste dans l'éternité de la table de nuit, sous poussières et autres romans abandonnés. Il y a dans toutes les demeures ainsi des cimetières de livres. Celui-ci aura plusieurs vies. Combien serons-nous à le lire. Faire gaffe. Pas écorner. Pas chiffonner. Respecter. Pas de chocolat, pas de café, pas de thé. Lire, passer. Quelques remarques, au fil des impressions immédiates, qui ne valent que cela mais enfin de les écrire un peu pourrait peut-être offrir une plus claire vision. Bon, c'est parti: je n'aime pas les proses maîtrisées, je cherche constamment l'invention, la parole libre, l'audace syntaxique. Là, rien. On entre en patrie littéraire classique, en Académie, sur fond-socle bien établi: Rousseau, Proust, par exemple, mais sans tout à fait que le deuxième puisse véritablement s'y trouver réfléchi. Disons que tout passe par allusions et croisements problématiques, notamment du côté de l'écriture du souvenir (avec temps et mémoire) et qu'on voit passer au loin les grands frères tutélaires. On apprécie les saluts, ça fait du bien. On est en territoire connu. On ne bâille pas, c'est déjà ça. Et comme c'est empli de délicatesse, de murmure, d'émotion, de sensualité, de douceur, on se laisse prendre un peu (oui, c'est cela, un peu, doucement) et on avance dans l'éducation sentimentale et sexuelle de ce brillant ado en culottes courtes (oui, tout jeune déjà, il parle et écrit plusieurs langues, il joue Chopin comme un Dieu, comprend vite les règles d'un jeu de dames - oui, dames, évidemment- anglais, enfin, ça sent bon le QI 150) qui cela dit sent les choses à peu près comme 98 % de la planète, dans le sublime impact des premières amours, dans les "petits pas" qu'on y fait et qui font le charme de l'ensemble. ça pourrait être chiant à mourir et ça ne l'est pas, on pense même parfois (mais avec sentiment de blasphème) à certaines scènes de Mort à Crédit (oui, Céline, enfin, merde), pour l'éducation anglaise (tiens, voilà Labro, non je me trompe, Dujardin, rrrooo je sais plus), on accepte (oui, mercredi, lire, passer, bien) de se laisser conduire sur les ponts bien suspendus, bien balayés (la circulation est maîtrisée de l'entrée à la sortie), bien bitumés, des modèles pour les dictées de collège. Je ne crois pas, je ne crois pas que ce soit à cause de l'échéance et de cette transmission entre nous. Je crois que ça m'intéresse, dites donc. J'y retourne, pour voir s'il arrive à lui toucher autre chose que la main. Des fois que. Dans les odeurs du breakfast. Se peut-il que je sois seulement intéressé par cette écriture du désir? Et ses suites? Peut-être. Je vous dis ça plus tard. Mais j'ai un sombre pressentiment.
J'ai l'impression qu'il va se prendre un piano de destin sur la figure.

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